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L'empire Seldjoucide envahit la Palestine en 1071 et interdit l'accès des Lieux Saints aux pèlerins. En novembre 1095, le Pape Urbain II réagit en appelant la Chrétienté à partir en croisade pour libérer le tombeau du Christ, au cri de "DEUS LO VULT" I. Le Royaume Latin de Jérusalem (1099 -1291) Jérusalem aussitôt conquise, la Papauté instaura le Patriarcat Latin de Jérusalem pour organiser son implantation en Palestine. Notre Ordre peut néanmoins asseoir son ancienneté sur l'usage qui s'instaura dès le début du Royaume Latin de Jérusalem d'armer chevaliers, face au tombeau du Christ, des personnalités venues en pèlerinage en Palestine dans un esprit religieux.
Sans doute faut-il attendre 1336 pour trouver un document établissant ce fait. (adoubement d'un certain Wilhelm von Boldensel). Il n'en demeure pas moins que le contexte et la tradition attestent que telle était bien la pratique, dès la conquête de Jérusalem. Cette prérogative d'armer des chevaliers, d'abord exercée par un Chevalier attitré, puis par les Chanoines du Saint-Sépulcre, et enfin par la Custodie Franciscaine, s'est perpétuée, sans interruption, à travers tous les siècles jusqu'à nos jours. Un point particulier de l'histoire complexe de cet Ordre en Europe, intéresse la Lieutenance de Belgique. La branche féminine, - les Chanoinesses du Saint-Sépulcre, - ont toujours, dans nos régions, des monastères très actifs et appréciés, à Turnhout, Bilsen, Male, ainsi qu'aux Pays-Bas, à Maarssen. II. La Custodie Franciscaine (1291 -1847)
Après le départ des Croisés et la fin du Patriarcat Latin, le Pape Clément VI confia en 1312 à la Custodie Franciscaine du Mont Sion, le soin de le représenter en Terre Sainte . Mais ces religieux ne furent officiellement reconnus par les Turcs qu'en 1333, après que le Roi de Naples obtint du Sultan, moyennant 32.000 ducats d'or, que les Franciscains puissent résider en Palestine, et que la garde des Lieux Saints leur soit confiée. Recevoir les éperons de Chevalier devant le tombeau du Christ, était un privilège considérable, qui consacrait un acte de piété exceptionnel. C'est ainsi qu'Albert le Juste de Hohenzollern, considérait que son investiture à Jérusalem "couronnait son rang de Chevalier."(circa 1340) Aussi, au cours des XIVe et XVe siècles, de nombreux pèlerins vinrent à Jérusalem se faire adouber Chevaliers du Saint Sépulcre et parmi eux, des personnages importants, tel le Duc Frédéric d'Autriche, futur empereur Frédéric III, (1436). De tout ce qui précède, il ressort que l'Ordre du Saint-Sépulcre s'inscrit dans une tradition longue de 8 siècles, au cours desquels de très nombreux Chevaliers ont été, sans interruption, adoubés devant le Saint-Sépulcre. Sauf en Espagne où survit l'esprit de croisade, toutes ces personnalités demeurent cependant isolées et appartiennent, à titre personnel, à la grande tradition de la chevalerie militaire et spirituelle, qui trouve sa version la plus noble et la plus respectée dans cette démarche très spéciale devant le Tombeau du Christ. Il faut cependant signaler deux tentatives importantes entreprises par les chevaliers existants, de se regrouper en un Ordre Militaire, reconnu par le Saint Siège. La première eut lieu à Hoogstraten en Belgique en 1558, - relatée en détails dans la partie de ce site consacrée à la Lieutenance de Belgique, - et la seconde en France par le Duc de Nevers en 1615. III. Le rétablissement du Patriarcat Latin en 1847 L'année 1847 a été importante à plusieurs égards. A cette date en effet, un Concordat fut conclu entre le Vatican et la Sublime Porte, et le Pape Pie IX obtint du Sultan le droit de rétablir le Patriarcat Latin de Jérusalem. Par le Bref "Nulla celebrior" du 23 juillet 1847, le Pape soumettait la Custodie Franciscaine à l'autorité du Patriarche nouvellement rétabli, et en décembre de la même année, transférait à ce dernier le pouvoir d'adouber des Chevaliers.
. IV. Le Saint-Sépulcre en Allemagne, France, Italie et Espagne Cette relation succincte serait incomplète, si elle ne mentionnait pas que l'histoire des Chevaliers du Saint-Sépulcre en France, Espagne, Italie et Allemagne, est riche en développements importants. Il est malheureusement impossible, dans un résumé aussi sommaire, d'accorder à ces Lieutenances la place qui leur revient. V. L'Ordre du Saint-Sépulcre aujourd'hui 1. Statuts et objectifs L'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est une organisation de laïcs, Messieurs et Dames, également ouverte aux clercs. Elle est placée sous la protection personnelle du Souverain Pontife. (Voir Introduction, Description) A la différence des Hospitaliers de Saint Jean et de l'Ordre Teutonique, dont certains membres prononcent des voeux ecclésiastiques, la seule obligation des Chevaliers du Saint Sépulcre, est de s'engager à respecter les objectifs généraux de l'Ordre, mentionnés dans l'Introduction, à savoir: Pie XII transféra le siège de l'Ordre de Jérusalem au Vatican, dans un Palais Renaissance, construit en 1490 par le Cardinal della Rovere, et décoré de fresques du Pinturicchio. (Bref du 14 septembre 1949)
Cette demeure hébergea le Roi de France CHARLES VIII, lors de son passage à Rome, et servit de résidence cardinalice jusqu'en 1668. A cette date le bâtiment fut racheté par les Pénitenciers de Saint Pierre, qui avaient dû évacuer la Place du Vatican, pour permettre au BERNIN d'y construire sa colonnade. Occupé jusqu'en 1930 par cet ordre religieux, le Palais a été sauvé de la destruction et complètement rénové par les soins de l'Ordre du Saint-Sépulcre qui en est l'actuel propriétaire. Par un Motu Proprio de SS Pie XII, daté du 15 Août 1945, l'Eglise de Saint Onofrio au Janicule a été désignée comme Eglise Capitulaire de l'Ordre.
2. Réalisations D'une part, l'Ordre prend un certain nombre d'initiatives sur le plan spirituel se situant dans la ligne de sa préoccupation, tels la réhabilitation de la fête de Notre Dame de Palestine fin octobre, ou les grands pèlerinages de l'Ordre à l'occasion des années saintes de 1975, 1983 et 2000. 3. OrganisationLe Pape confie la responsabilité de l'Ordre à un Cardinal, qui porte le titre de Grand Maître. Celui-ci dispose de tous les pouvoirs, sauf celui de modifier les statuts, prérogative réservée au Souverain Pontife
S.Em. le Cardinal John Patrick FOLEY
Le Grand Magistère se compose aujourd'hui de la manière suivante: LE GRAND MAÎTRE S. Em. Rme le Cardinal John Patrick FOLEY LE GRAND MAÎTRE EMERITE S. Em. Rme le Cardinal Carlo FURNO . LES MEMBRES DU GRAND MAGISTERE Grand Prieur S.B. Rme Monseigneur Fouad TWAL, Patriarche de Jérusalem Grand Prieur Emérite S.B. Rme Monseigneur Michel SABBAH Assesseur S.E. Monseigneur Giuseppe DE ANDREA, Archevêque Lieutenant Général S.E. le Chevalier de Collier Comte Peter WOLFF-METTERNICH zur GRACHT Gouverneur Général S.E. le Chevalier de Collier Comte Agostino BORROMEO Vice-Gouverneur Général S.E. le Chevalier Grand-Croix Baron SIMONART, S.E. le Chevalier Grand-Croix Adolfo RINALDI S.E. le Chevalier Grand-Croix Jean-Marc ALLARD Chancelier Le Chevalier Monseigneur Hans BROUWERS Cérémoniaire Le Commandeur Monseigneur Francis D. KELLY
Membres M. le Chevalier Grand-Croix Dr Pierre BLANCHARD S.E. Chevalier Grand-Croix Comte Mario CANTUTI CASTELVETRI Le Chevalier Grand-Croix Comte Prof. Giuseppe DALLA TORRE Le Chevalier Grand-Croix Michael R. EARTHMAN Le Chevalier Grand-Croix Otto KASPAR Le Chevalier Grand-Croix Dennis J. LOONEY Le Chevalier Grand-Croix Bartholomew John McGETTRICK Le Chevalier Grand-Croix Sir John RALPH La Dame Grand-Croix Christa von SIEMENS Le Chevalier Grand-Croix Joseph E. SPINNATO
Gouverneur Général honoraire S.E. le Chevalier de Collier Dr Ing. Pier Luigi PAROLA Vice-Gouverneur Général honoraire S.E. le Chevalier Grand-Croix George T. RYAN Membres honoraires Le Chevalier Grand-Croix Prof. Avv. Aldo Maria ARENA S.E. le Chevalier Grand-Croix Robert H. BENSON Le Chevalier Grand-Croix Ambassadeur Philippe HUSSON (mis à jour le 01/02/2010) . 4. La Consulta La "Consulta" est une réunion de tous les Lieutenants que le Grand Maître convoque à Rome tous les quatre ans. La dernière Consulta s'est tenue en octobre 1988. Elle eut essentiellement pour objet l'examen d'un projet de directive en vue du renouveau de l'Ordre à l'aube du 3e millénaire. Cette directive, appelée à compléter les statuts, aborde les divers aspects de l'Ordre et met en particulier l'accent sur l'engagement spirituel de ses membres dans leur vie quotidienne. 5. Les Lieutenances Le Cardinal Grand Maître délègue la responsabilité des organisations régionales, à des Lieutenants qu'il désigne lui-même, sur avis du Grand Magistère. 6. Uniformes et décorationsLes Chevaliers portaient autrefois un uniforme, mais aujourd'hui on ne garde plus de cet uniforme que la grande cape, blanche pour les Chevaliers et noire pour les Dames, frappée sur le côté gauche de l'insigne de l'Ordre. Cette cape n'est portée qu'à l'occasion des cérémonies religieuses et s'accompagne d'une toque pour les Chevaliers et d'une mantille pour les Dames. En 1906, le Saint Siège créa une distinction honorifique propre à l'Ordre, prenant rang après la décoration vaticane de Saint Sylvestre. Les Membres de l'Ordre qui se sont rendus en Terre Sainte pour y renouveler leur engagement devant le Saint-Sépulcre, portent une coquille, sur leur cape.
Il y a également un "Ordre du Mérite du Saint-Sépulcre" destiné à honorer les personnalités extérieures, qui ont rendu des services insignes à l'Ordre. Il comporte trois classes: Grand Officier, Croix au Mérite avec Plaque d'or, Croix au Mérite avec Plaque d'argent.
Bibliographie - Les Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem, Jean Pierre de Gennes, Tome I, Paris, 1995, Herault.
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