![]() Consécration épiscopale de Mgr William Shomali
Le jeudi 27 mai 2010, à 17h, sera diffusé la consécration épiscopale en la Basilique Sainte-Catherine de Bethléem, de Mgr William Hanna Shomali, Evêque auxiliaire nommé de Jérusalem. Il recevra la consécration épiscopale des mains de S.B. Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem, consécrateur principal, et de LL.EE. Mgr Salim Sayegh, Vicaire patriarcal en Jordanie, et Giacinto-Boulos Marcuzzo, Vicaire patriarcal en Israël, co-consécrateurs. La cérémonie sera télédiffusée sur la chaîne Noursat – Télé Lumière. Pour les détails, voir : http://www.noursat.tv/receive.php
Première lettre pastorale du Patriarche Fouad Chers Frères et Sœurs dans le Christ, Nous nous réjouissons, chers frères et sœurs, d'avoir ainsi l'occasion de nous entretenir avec vous d'un sujet cher au cœur du Christ comme au nôtre, à savoir celui de l'unité de l'Eglise, pour laquelle Jésus a prié : "Que tous soient un" (Jn 17, 21). 1) L'unité désirée L'œuvre de Dieu nous montre de manière splendide comment la multiplicité s'harmonise avec l'unicité, et l'unité avec la diversité. Pour réaliser pleinement le dessein d'unité voulu par Dieu, l'homme doit être un avec Dieu et se soumettre fidèlement et humblement au Seigneur. C'est pour cette unité fondamentale que nous prions tous les jours. C'est elle que nous vous souhaitons et c'est pour elle que nous travaillons de toutes nos forces. Vous formez notre diocèse patriarcal dans la diversité de vos fonctions et de vos vocations, en Palestine, en Israël, en Jordanie et à Chypre. Vous êtes le cher troupeau du Christ. A vous toute notre affection et nos vœux les plus cordiaux. En désirant l'unité, nous souhaitons pour l'Eglise ce que le Christ, qui l'a fondée, souhaite pour elle. Il lui avait confié ce qu'il avait de plus précieux, il l'a constituée une par son Esprit, une dans la foi. A vous, chers frères et sœurs, nous souhaitons de vivre cette unité fondée sur la diversité des origines et des cultures, sans discrimination entre les personnes, dans l'unité de la foi et de l'esprit ; la vivant entre vous, vous serez à même de la promouvoir autour de vous. Tels étaient les premiers chrétiens : "La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme" (Ac 4, 32). Rien ne les divisait : ni richesse ni pauvreté, ni connaissance ni ignorance : "Ils étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières" (Ac 2, 42). 2) Les éléments constitutifs de l'unité Ainsi nous voyons que l'unité de l'Eglise vient avant tout du fait qu'elle est enracinée en Dieu qui est Un (1 Co 8, 6), grâce à la révélation qui est Une et au Christ qui est Un (Rm 14, 7), par l'action du Saint-Esprit, Esprit du Père et du Fils (Ep 2, 18). L'unité de l'Eglise se manifeste dans celle de l'Evangile, du baptême et du ministère confié à Pierre, aux autres Apôtres et à Paul. Cette unité est signifiée par l'allégorie du corps. L'Eglise est le corps du Christ né par le baptême, nourri par l'eucharistie (1 Co 10, 17). L'unité est celle de la doctrine, la diversité celle des formes de vie chrétienne qui, malgré leur diversité, ont un seul et même but. Dans la diversité des ministères et des responsabilités, l'unité se réalise avant tout dans l'amour, le respect de l'autre, la collaboration et la responsabilité à l'égard du monde, conformément à la loi naturelle. Dans l'Eglise, la communion dans la foi, les sacrements et le gouvernement manifestent le dessein salvifique de Dieu sur l'humanité ; ils sont les piliers visibles de l'unité, qui a son principe invisible dans l'action intérieure du Christ et de son Esprit. C'est pourquoi les divisions des chrétiens aujourd'hui doivent être considérées comme le résultat du péché et des passions. Elles n'ont rien à voir avec le pluralisme. L'on ne saurait ajourner jusqu'à la fin des temps la réalisation de l'unité de l'Eglise, gage de crédibilité et signe de la grâce de Dieu, grâce qui ne se limite pas à une époque ou à un lieu. Nous devons chercher à rétablir cette unité déchirée par les divisions et les schismes (1 Co 1, 10 ; 11, 18-19), unité dont le fondement est une seule foi en un seul Seigneur (Ep 4, 5-6 ; 13). Cette unité dans la diversité est comparable à celle du corps : il ne peut y avoir diversité des fonctions sans unité du corps, et l'unité du corps ne supprime pas la diversité des fonctions. Beaucoup de membres mais un seul corps. La diversité des fonctions ne fait que fortifier l'unité et la solidité du corps (1 Co 12, 12-21). Tel est le thème que nous avons choisi pour notre première lettre pastorale. Nul n'ignore la complexité de ce sujet, ni la difficulté de conserver l'unité dans la diversité et la diversité dans l'unité, étant donné l'extrême diversité des personnes, des opinions et des positions. Mais l'amour du Christ ne connaît rien d'impossible ! 3) "Mon cœur est prêt, Seigneur" 4) Une Eglise à l'histoire multiséculaire L'Eglise de Jérusalem est la terre de la Révélation et la patrie des prophètes. Aucune autre Eglise n'a eu l'honneur d'être directement fondée par le Christ lui-même. Elle comprend la Palestine, Israël, la Jordanie et l'île de Chypre, autant de contrées mentionnées dans les Saintes Ecritures. Il est donc facile de comprendre la volonté de Dieu sur ces régions, sanctifiées d'abord par les prophètes, glorifiées ensuite par l'Incarnation, la Passion, la Résurrection et l'Ascension du Verbe lui-même, puis par la venue du Saint Esprit sur les Apôtres et les disciples rassemblés autour de la Vierge Mère, assidus avec elle à la prière. - Notre Eglise dans la pensée de Dieu. Nous pouvons dire que notre diocèse est dans le cœur de Dieu. La Bible en est remplie. Le Nouveau Testament mentionne à chaque page les localités où s'est réalisé notre salut "lorsque les temps furent accomplis" : Nazareth de Galilée, où eut lieu l'Annonciation ; Bethléem Ephratha, qui a vu la naissance du Sauveur ; Jérusalem, "ville du grand roi" (Mt 5, 35) où "le temple [du corps de Jésus] a été détruit et reconstruit en trois jours" (Jn 2, 19) ; le désert de Juda ; la mer de Galilée ; le mont des Béatitudes et le mont Thabor ; le puits de Jacob en Samarie, et bien d'autres endroits qui aujourd'hui encore témoignent du Christ, de sa vie, de ses paroles et de son dessein salvifique. Aux Pharisiens, qui voulaient faire taire l'acclamation des disciples et de la foule, Jésus a répondu : "S'ils se taisent, les pierres crieront !" (Lc 19, 40) Toutes les pierres de cette terre conservent la mémoire de son histoire et racontent les évènements du Salut qui s'est accompli en elle. Notre diocèse est ainsi devenu, par la volonté du Seigneur, berceau de la première annonce du Salut. Le Seigneur lui-même a sanctifié cette terre où il nous a accordé de voir le jour, où il nous a donné, "par sa lumière, de voir la lumière" (Ps 35, 10). En même temps, par le baptême, la foi et l'amour, tout chrétien "est né à Jérusalem", comme le prophétisait le psalmiste : "Mais on appelle Jérusalem : - Ma mère ! car en elle, tout homme est né. C'est lui, le Très-Haut, qui la maintient. Au registre des peuples, le Seigneur écrit : Chacun est né là-bas " (Ps 86, 5-6). Voici à présent, mentionnés dans l'Ecriture, tel ou tel lieu de notre diocèse : On le voit, il s'agit là de pays et de langues très différents, mais l'amour du Christ les unit, Lui qui, " de toute tribu, langue, peuple et nation" (Ap 5, 9) a fait un seul peuple, et de nous des frères en nous rapprochant les uns des autres, comme l'exprime saint Paul : "Vous qui alors étiez loin, vous êtes devenus proches grâce au sang du Christ" (Ep 2, 13). Evoquant l'âge d'or de l'Eglise, saint Luc écrit dans les Actes des Apôtres : "L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint" (Ac 9, 31). Le même livre des Actes décrit magnifiquement la vie communautaire des premiers chrétiens "qui avaient un seul cœur et une seule âme... mettaient tout en commun... parmi lesquels aucun n'était dans le besoin" (Ac 2, 42 sq ; Ac 4, 32 sq). Malgré les difficultés, c'est à une telle vie communautaire, toute imprégnée d'esprit apostolique, que nous aspirons. 5) La situation actuelle de l'Eglise Dernièrement, la ville et le territoire de Gaza ont subi un grand drame qui a fait quelque 1.500 morts et des milliers de blessés. Beaucoup de maisons et d'établis-sements palestiniens ont été détruits. De nos yeux, nous avons vu la détresse des pauvres citoyens, des enfants, des femmes et des personnes âgées surtout, victimes de conflits politiques et militaires qui ne cessent de sévir depuis plus de soixante ans. L'Eglise à Gaza a eu sa part de souffrance, ce qui a tragiquement accru l'affliction des chrétiens qui, en outre, ne représentent qu'une infime minorité à l'échelle nationale. Dans presque toutes les parties de notre diocèse, malheureusement, les chrétiens locaux ne constituent qu'un petit nombre. Nos fidèles et les autres citoyens palestiniens aspirent à la souveraineté et à l'indépendance. Sur la terre du Christ, ce ne sont pas des étrangers. C'est leur patrie qui a vu naître la Sainte Vierge, le Christ, les Apôtres et l'Eglise. Le chrétien est un citoyen authentique, fidèle à Dieu, loyal à sa patrie. Le peuple palestinien aspire légitimement à la liberté et à la souveraineté. Comme le peuple israélien, il désire la stabilité et la sécurité. La paix, en fin de compte, ne saurait s'établir sans la justice, comme nous le lisons dans le prophète Isaïe : "Le fruit de la justice sera la paix, la justice produira le repos et la sécurité pour toujours" (Is 32, 17). - Le Saint-Père chez nous. Au milieu des ténèbres qui nous entourent, nous avons vu se lever une grande lumière : Sa Sainteté le Pape Benoît XVI est venu visiter nos pays pour nous apporter paix et réconfort. Nous avons attendu avec impatience cette visite historique, qui nous a remplis d'espérance. Cette visite a été celle du Père à ses enfants en détresse. Il est venu nous soutenir par ses prières et sa sollicitude, il est venu affermir notre foi, lui qui "porte le souci de toutes les Eglises", y compris celle de Jérusalem, cher petit troupeau du Christ. Le Souverain Pontife a ouvert également son cœur aux chrétiens d'autres confessions et aux non-chrétiens, surtout monothéistes. Rappelons que deux de ses vénérés prédécesseurs, Paul VI en 1964 et Jean-Paul II en 2000, avaient déjà visité cette Terre Sainte, signalant l'importance de l'Eglise mère et de son unité. Comme eux, le Pape Benoît XVI a tenu à exprimer sa solidarité avec les peuples de cette région, partageant leurs espoirs et leurs souffrances, et donnant chair à la déclaration d'amour de saint Paul : "Si quelqu'un faiblit, je partage sa faiblesse ; si quelqu'un vient à tomber, cela me brûle" (2 Co 11, 29). Comme ses deux prédécesseurs, le Saint-Père a commencé sa visite apostolique par la Jordanie, où il a notamment béni les premières pierres de l'église du site du baptême du Christ et de l'Université de Madaba. Ensuite, il a poursuivi son pèlerinage vers les lieux saints d'Israël et de Palestine, soulignant ainsi l'unité de notre diocèse de part et d'autre du Jourdain, et dans toute la Terre Sainte. C'est avec amour et estime que nous avons accueilli le successeur de saint Pierre sur le siège "de la Très Sainte Eglise des Romains", comme l'écrit saint Sophrone, Patriarche de Jérusalem, dans sa lettre synodique. Dans l'espérance de la foi, nous avons prié avec le Souverain Pontife dans tous ces Lieux saints afin que vienne le Règne du Christ sur sa Terre. Le Pape a marché dans les pas de la Sainte Vierge, de Saint Joseph, du Seigneur et des Apôtres, parcourant le Jourdain du baptême, Nazareth de l'Annonciation, Bethléem de la Nativité, Jérusalem de la Croix, de la Résurrection, de l'Ascension et de la Pentecôte. Avec le vicaire du Sauveur, "ivres de joie, nous avons puisé l'eau aux sources mêmes du salut" (Is 12, 3). Avec lui nous avons prié pour que la terre de la Rédemption, le fleuve du baptême ainsi que toute la région, vivent dans la paix apportée par l'Enfant de la Vierge, né à Bethléem (Mi 5, 1-5). 6) L'hémorragie de l'émigration En 1922, les chrétiens palestiniens à Jérusalem constituaient un peu plus de 53% de la population. En 1948, ils étaient 31.000 dans la Ville Sainte, soit 20%. Aujourd'hui, on ne compte que 10.000 chrétiens palestiniens à Jérusalem, sur un total d'environ 850.000 habitants, dont la majorité est juive. Bethléem et Nazareth ont été chrétiennes pendant plus de 1970 ans. En 1948, les habitants de Bethléem étaient encore chrétiens à 85% ; aujourd'hui, ils ne seraient plus que 12%. En 1948, les chrétiens formaient 20% de la population de la Palestine ; aujourd'hui, ils ne sont plus que 50.000 en Cisjordanie et environ 3.000 dans la Bande de Gaza. En Israël, les dernières statistiques parlent de 120.000 chrétiens arabes. En Jordanie, les chrétiens sont environ 160.000, soit à peu près 3% de la population du royaume, estimée à 5 millions et demi. Dans toutes les régions mentionnées ci-dessus, notre diocèse patriarcal latin de Jérusalem compte environ 65.000 fidèles arabes, auxquels il faut ajouter quelque centaines de fidèles d'expression hébraïque et quelques centaines de Chypriotes catholiques. Ils sont rassemblés dans une unité apostolique, ecclésiologique, spirituelle, historique, existentielle, administrative, dans le cadre de la pleine communion entre le siège de saint Jacques le Mineur et celui de saint Pierre à Rome. Saint Sophrone, Patriarche de Jérusalem (†638), décrit Rome comme "le Siège des doctrines orthodoxes", et comme "le luminaire de toutes les églises sous le soleil". 7) L'unité de la Terre du Salut dans la Bible La Providence a voulu embrasser toutes ces régions de la terre de Canaan, la Philistie et la Transjordanie (Ammon, Moab, Edom, Galaad, etc.) grâce à la foi dans le Christ qui a "rassemblé les enfants dispersés de Dieu", de telle sorte qu'Il a supprimé toute discrimination "entre Juif et Grec" (Ga 3, 27-28) ; dans le baptême en effet, tous "ils ont revêtu le Christ". Le Christ lui-même, suivi de grandes foules, a parcouru toutes ces contrées, dont la Décapole (Mt 4, 25 ; Mc 5, 1 sq ; 7, 31). La plupart des villes de la Décapole se trouvent en Transjordanie. D'après l'historien Pline, il s'agit de : Scythopolis (Beissan - Beth Shean) dans la vallée du Jourdain, Hippos, Damas, Gadarah (Umm Qays en Jordanie), Rafanah Qanatha, Pella, Dyon, Gerasa (Jerash), Philadelphie ou Rabbat-Ammon (Amman). Le prince des Apôtres, saint Pierre, est allé de Jérusalem à Jaffa et Césarée, où il a baptisé le premier païen converti, le centurion Corneille (Ac 10). Le diacre Philippe a évangélisé la côte philistine, surtout Azot (Ascalon) et Gaza (Ac 8, 26 sq). Saint Paul a évangélisé l'île de Chypre. 8) L'unité du Patriarcat de Jérusalem à travers les siècles - la première Palestine, avec pour capitale Césarée maritime, regroupait Jaffa, Gadarah, Lydda, Nicopolis (Emmaüs), Yavné (ou Jamnia), Asdod, Ascalon, Gaza, Rafah, Beit Jibrine, Naplouse, Sébaste, les « Paremboles », c'est-à-dire l'évêché des Tentes à Jéricho et ses environs (avec comme évêque Pierre Assab-Albayt) et Bakkatha (près de Naour en Transjordanie). - la deuxième Palestine, avec pour capitale Scythopolis (Beissan), regroupait Lajjoun, Aksal, Tabor, Cana de Galilée, Saffouryah, Tibériade-Pella (Khirbat Fahil), Gadarah (Um Qays en Transjordanie), Hippos (Qal'at Al-Houssun en Jordanie) et Capitolias (près d'Irbed au nord de la Jordanie), patrie du martyr Pierre de Capitolias. - la troisième Palestine, avec pour capitale Pétra, regroupait Kérak, Ariopolis (Rabah), Zoarah (Ghaour As-Safi) et Ayyalah (Aqabah). Au temps de l'âge d'or chrétien, au VIe siècle, il y avait dans cette région 49 évêques - 27 dans la première Palestine, 13 dans la deuxième et 9 dans la troisième - et une multitude d'églises : on en recense 14 à Madaba, 15 à Umm al Jemal, 13 à Jérash et 5 à Aboud (près de Ramallah). Saint François d'Assise est venu en Terre Sainte où l'ont suivi les frères mineurs délégués par le Saint-Siège, officiellement depuis 1333, afin d'être les gardiens des Lieux saints. Des communautés de rite latin se sont alors formées autour des sanctuaires de Jérusalem, de Bethléem, de Nazareth, de Cana, de Jaffa, de Ramleh, de Jéricho et de Saint Jean d'Acre. Au XVIIe siècle, Francescus Quaresmius, Custode franciscain de Terre Sainte, exprime le besoin d'un Patriarche latin à Jérusalem afin de veiller sur les catholiques locaux et les pèlerins, et pour mieux défendre les droits de l'Eglise catholique en Terre Sainte. C'est le Français Claude Beyle, alors ministre égyptien de l'éducation (1832-1840), qui demande le rétablissement du Patriarcat latin à Jérusalem. 9) La restauration du Patriarcat latin - Mgr Joseph Valerga. Le Patriarche Valerga obtint du Pacha les mêmes droits que les deux autres patriarches - grec et arménien orthodoxes - de Jérusalem. Lorsqu'il arriva à Jérusalem, les fidèles de rite latin étaient 4.141. A sa mort, on en comptait 7.000, et dix nouvelles paroisses fondées : Beit Jala (1852-1853), Jiffna et Lydda (1855), Ramallah (1856), Bir Zeit, Taybeh et Beit Sahour (1859), Naplouse (1860), Salt (en Jordanie, 1866) et Jaffa de Nazareth (1869) . Mgr Valerga a également rétabli et modernisé l'Ordre Equestre des Chevaliers du Saint-Sépulcre, principaux bienfaiteurs du Patriarcat. Cette initiative a été bénie par Pie IX, le 24 janvier 1868, dans la bulle Cum multa sapienter. A la mort de Mgr Valerga, on comptait 1.417 Chevaliers, issus de vingt pays. Aujourd'hui, on compte 24.000 Chevaliers et Dames, de 28 nationalités différentes. Bientôt sera créée une branche locale de l'Ordre, constituée des enfants du diocèse se signalant par leur générosité et leur engagement, ce dont nous nous réjouissons et sommes bien fiers. - Mgr Vincent (Mansour) Bracco. Ce patriarche (1873-1889) a fondé onze nouvelles paroisses, dont quatre en Palestine et sept en Transjordanie. Les paroisses de Fuheis et de Kérak furent respectivement fondées en 1974 et 1975. En 1879, la tribu des Uzeizat se déplaça de Kérak à Madaba, où elle s'installa. Le Patriarcat latin obtint alors du Gouverneur de Damas la permission de construire une église, par l'intermédiaire du moutassarrif (surintendant) de Naplouse. La paroisse de Madaba fut officiellement fondée en 1881. Entre-temps, le Séminaire patriarcal de Jérusalem donnait plusieurs prêtres palestiniens locaux, dont les PP. Anton Abedrabbo (de Beit Jala), Hanna Sarena (de Jérusalem) et Yaaqoub Awwad. La paroisse de Rafidia (près de Naplouse) fut fondée en 1877, celle de Gaza en 1879, celle de Reineh (près de Nazareth) en 1880, celle de Hosson en 1885, celle de Zababdeh (près de Jénine) en 1887, celles de Anjarah et de Ajloun (au nord de la Jordanie) en 1897. Pendant ce temps, en 1880, un des prêtres du Patriarcat latin, l'abbé Youssef Tannous Yamine, fondait avec Mère Marie-Alphonsine Ghattas (de Jérusalem) la congrégation des Sœurs du Rosaire, dont la vocation est d'assister les curés dans leur ministère, surtout auprès de l'élément féminin. 10) Le Patriarcat latin dans l'histoire récente En 1948, l'établissement de l'Etat d'Israël a été source d'espoir et de joie pour un certain nombre de fidèles du diocèse patriarcal de Jérusalem. Dans le même temps, le peuple palestinien était victime d'une grande tragédie. La détresse a obligé quelques 900.000 de Palestiniens à fuir leur patrie et à se réfugier dans les pays voisins, en Jordanie et au Liban surtout. Certains ont émigré en Occident. Parmi les réfugiés palestiniens se trouvaient beaucoup de chrétiens, originaires surtout de Tibériade, Beissan, Jaffa, Lydda, Ramleh, Haïfa, Nazareth et Jérusalem Ouest. En 1967, la Guerre des Six Jours a augmenté de quelque 700.000 le nombre de réfugiés palestiniens, dont beaucoup se sont installés en Jordanie où ils ont été fraternellement accueillis, tout comme leurs compatriotes en 1948. C'est auprès de ces communautés chrétiennes que le Patriarcat latin de Jérusalem exerce son ministère, dans un souci apostolique et pastoral, offrant également une éducation chrétienne dans des établissements scolaires et universitaires. C'est une mission que le diocèse partage avec les Pères franciscains et les nombreux ordres et congrégations religieux. Parmi les membres du clergé séculier et régulier, local et international, en Palestine et en Jordanie surtout, il règne une unité spirituelle et un esprit de famille de longue date. La Palestine est ainsi liée à la Jordanie. Désormais, la plupart des membres de notre clergé patriarcal sont jordaniens. D'autres, d'origine palestinienne, viennent de familles résidant en Jordanie depuis au moins trois générations. Dès les débuts du Patriarcat latin, ses missionnaires ont fondé toutes les paroisses latines de Transjordanie, institué les écoles, les églises, les hôpitaux et les organismes de bienfaisance, au service de toutes les catégories de la population. Tout cela s'est fait avant la fondation des Etats modernes de la région, et avant l'établissement des divers Ministères, en particulier ceux de l'Education et de la Santé. L'Eglise de Jérusalem reste une et unie grâce à la prière, à la charité et à la foi communes, ainsi qu'à la coordination entre ses institutions en Palestine et en Jordanie. Elle dépasse les divisions administratives imposées par la politique. D'un autre côté, nous n'épargnerons aucun effort pour consolider les rapports fraternels parmi les enfants du diocèse patriarcal de Jérusalem, "mère de toutes les églises." Il convient de rappeler ici que la juridiction des deux Patriarcats orthodoxes de Jérusalem, le grec et l'arménien, s'étend elle aussi à la Palestine, à Israël et à la Jordanie. Leur titulaire réside à Jérusalem, tout comme les vicaires patriarcaux orthodoxes et catholiques des coptes, des syriens et des éthiopiens. - «La mère de toutes les églises» au service de toutes les nations. L'Eglise de Jérusalem regarde avec tendresse tous les enfants de ses communautés locales, arabes, juives et chypriotes, ainsi que ses enfants de toutes les nationalités. L'Eglise dépasse les différences de race et de culture puisqu'elle est catholique, c'est-à-dire universelle. Elle veut dépasser les conflits politiques afin d'étreindre tous ses enfants dans l'amour du Christ. De la sorte, elle témoigne de la charité réciproque répandue dans nos cœurs par l'Esprit Saint, Esprit d'Amour. C'est dans le sang du Christ en croix que nous avons été unis et rassemblés des quatre vents (Ep 2, 13 ; Col 1, 20). 11) L'année Saint Paul - La grâce qui a transformé Saul de Tarse. Quand nous pensons à la situation actuelle de l'Eglise mère, nous nous attristons du nombre décroissant de ses enfants, des plaies de l'émigration et de la division. Mais nous regardons avec un ferme espoir le Tombeau vide qui nous inspire force et courage. Dans cet esprit, nous sommes réconfortés par le miracle qui a bouleversé Saul, le pharisien de Tarse, le persécuteur féroce de l'Eglise de Dieu (Ga 1, 13 sq). Nous renouvelons notre foi dans le Christ ressuscité dont la voix a retenti sur le chemin de Damas, attendrissant le plus dur des cœurs et amenant à Lui le plus obstiné des fanatiques, qui haïssait le Nazaréen et ses adeptes ! A l'exemple de Paul, nous prions pour tous les peuples qui habitent la Terre de la croix et de la résurrection "afin qu'ils puissent vivre en paix et tranquillité, en toute piété et dignité" (1 Tm 2, 2). - Saint Paul, apôtre de l'unité. Nos pays ont été divisés par des circonstances cruelles. Mais nous nous souvenons du commandement et du souhait du Seigneur : "Qu'ils soient tous un !" (Jn 17, 21). Cette prière sacerdotale de Jésus pour l'unité trouve un écho dans les recommanda-tions de saint Paul aux Corinthiens : "Soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments. (...) J'ai appris, en effet, qu'il y a des rivalités entre vous. Je m'explique. Chacun de vous prend parti en disant : - Moi, j'appartiens à Paul, ou bien : - J'appartiens à Apollos, ou bien : - J'appartiens à Pierre, ou bien : - J'appartiens au Christ. Le Christ est-il donc divisé ?" (1 Co 1, 10 sq). Saint Paul s'est occupé de l'Eglise mère et a organisé pour elle des collectes : "Au sujet de la collecte pour les fidèles de Jérusalem, suivez, vous aussi, les règles que j'ai établies pour les Églises de Galatie. Le premier jour de la semaine, chacun mettra de côté ce qu'il aura réussi à épargner." (1 Co 16, 1 sq). Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Saint Paul consacre à nouveau deux chapitres sur l'assistance à l'Eglise de Jérusalem : "Frères, nous voulons vous informer d'une initiative généreuse que Dieu a fait naître dans les églises de Macédoine. (...) Ils y ont mis tous leurs moyens, et même plus, j'en suis témoin, en nous demandant spontanément, comme une grâce et avec grande insistance, de s'unir à nous pour venir en aide aux fidèles de Jérusalem" (2 Co 8, 1-9, 15). - A l'école de Saint Paul. Je reprends ici l'exhortation du Saint-Père : il est nécessaire de lire, de méditer et d'étudier les écrits de saint Paul dans le but de suivre son exemple, comme il l'a lui-même souhaité : "Soyez mes imitateurs, comme moi je le suis du Christ" (1 Co 11, 1). Puissions-nous, clergé et fidèles, faire nôtre la spiritualité de saint Paul, qui a pu proclamer : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi", et : "Pour moi, vivre c'est le Christ" (Ph 1, 21), ou encore : "La charité du Christ nous presse" (2 Co 5, 14). - Difficultés des écrits pauliniens. Saint Pierre, dans sa deuxième lettre, a signalé la difficulté de certains écrits pauliniens : "Croyez bien que si Dieu prend son temps, c'est pour vous sauver. D'ailleurs Paul, notre frère bien-aimé, vous a écrit à ce sujet avec la sagesse que Dieu lui a donnée. Il en parle dans toutes ses lettres. Il faut le reconnaître, elles sont parfois difficiles à comprendre, et les gens sans instruction ou peu sûrs les comprennent de travers pour leur propre dommage, comme ils font avec les autres Écritures" (2 P 3, 15-16). Il convient donc de lire les lettres de saint Paul, surtout les passages difficiles, en présence de prêtres ou de laïcs versés dans les Ecritures Saintes et connus pour leur enracinement dans l'Eglise, personnes "dignes d'enseigner les autres" (2 Tm, 2, 2). Nous pouvons proposer ici un certain ordre dans les écrits pauliniens, en commençant par les plus simples : la lettre à Philémon, les lettres pastorales à Timothée et à Tite, les deux épîtres aux Corinthiens, aux Galates, aux Colossiens, aux Ephésiens et aux Thessaloniciens, pour finir par la lettre aux Romains. Des commentaires et des dictionnaires bibliques peuvent nous être utiles, en particulier le Vocabulaire de théologie biblique du Père Xavier Léon-Dufour et le Catéchisme de l'Eglise catholique. - L'esprit apostolique. Notre devise, c'est la vie spirituelle avec le Christ, dans le Christ, et pour le Christ dont nous sommes revêtus depuis notre baptême. Comme l'écrivait Tertullien, "le chrétien est un autre Christ." Nous prenons saint Paul pour modèle, lui qui a répondu par l'amour à l'amour de Jésus "qui nous a aimés et s'est livré pour nous" (Ga 2, 20). - "Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile". Nous devons annoncer l'Evangile en suivant l'ordre du Sauveur : "Allez, de toutes les nations faites des disciples" (Matthieu, 28, 19), et : "Allez dans le monde entier, portez la Bonne Nouvelle à toute la création" (Marc, 16, 15). Et l'Apôtre des Nations s'écrie : "Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile!" (1 Co 9,16). Nous devons tous annoncer la Bonne Nouvelle, et ce par notre communion, nos paroles, notre conduite, nos bonnes œuvres, notre foi, en semant dans les cœurs amour et paix. - L'Eglise ne s'appartient pas. Le Seigneur nous appelle aussi à témoigner de Lui et de Sa Parole dans la société où nous vivons. Un tel témoignage doit être rendu en premier lieu par notre vie, comme le souhaite saint Paul : "Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte" (Ph 4, 8). Le Seigneur lui-même nous invite à ce témoignage de vie : "Que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux" (Mt 5, 16). Saint Paul fait écho à ce commandement du Christ lorsqu'il déclare : "Frères, le Dieu qui a dit : Que la lumière brille au milieu des ténèbres, a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ" (2 Co 4, 6). En plus du témoignage de vie, nous ne devons pas hésiter à répondre lorsque nous sommes interrogés sur notre foi, comme nous le recommande l'apôtre Pierre : "Soyez toujours prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect" (1 P 3, 15-16). 12) La famille chrétienne En plus de l'Année Saint Paul que nous célébrons avec l'Eglise universelle, nous attirons votre attention sur un autre grand projet de nos Eglises catholiques de Terre Sainte : il concerne la famille chrétienne, dont nous saisissons de plus en plus l'importance. Nos Eglises catholiques s'efforcent de développer une vision pastorale commune. Elles organisent en commun des initiatives destinées à promouvoir et approfondir la vie chrétienne dans la famille. L'une de ces initiatives a été récemment la publication du livret Prières de la famille chrétienne. Nous souhaitons que ce livret parvienne à tous les foyers comme instrument utile pour faire naître ou accroître l'esprit de prière familiale. La prière réunit la famille chrétienne et l'affermit dans l'amour de Dieu et du prochain. Profondément, cette initiative pastorale entend encourager les familles à comprendre et à assumer leur rôle providentiel dans l'Eglise et la société. Nous invitons toutes les personnes concernées, curés, communautés paroissiales et instituts de vie consacrée, à coopérer pour le bien de la famille chrétienne. Nous espérons parvenir ainsi à promouvoir de manière clairvoyante et concrète la famille, première cellule de l'Eglise et de l'humanité. Conclusion : C'est l'Esprit qui nous unit Dans cette lettre, nous espérons avoir évoqué les aspects les plus fondamentaux de notre Eglise et de son identité. La caractéristique saillante de cette identité est la diversité des régions et des groupes humains qui la composent, ainsi que des formes de vie chrétienne qu'elle rassemble. Cette diversité est une richesse si nous savons l'accueillir d'une façon positive et fraternelle, animés par l'Esprit Saint qui rassemble les charismes les plus divers dans l'édification de l'unique Maison de Dieu (1 Co 12, 4-7). Signalons que ce pluralisme est également présent dans toutes nos sociétés, composées de religions, de cultures et de groupes humains très divers. Nous espérons être des artisans d'unité parmi les habitants de nos pays. Nous demandons au Seigneur d'assister son Eglise de Terre Sainte dans Son pèlerinage en Lui demandant grâce et bénédiction. Je vous assure, chers frères et sœurs, de mon affection et de mon estime. Efforçons-nous "de garder l'unité de l'Esprit grâce au lien de la paix." Et que le Seigneur vous bénisse. † Patriarche Fouad Twal Mise à jour le Lundi, 29 Juin 2009 15:17
Programme du voyage de Benoit XVI en Terre Sainte (en anglais) 26 mars 2009
VATICAN CITY, 26 MAR 2009 (VIS) - The program of Benedict XVI's apostolic trip to the Holy Land, due to take place from 8 to 15 May, was made public today. The Pope will depart from Rome's Fiumicino airport at 9.30 a.m. on 8 May, landing at Queen Alia airport in the Jordanian capital, Amman, at 2.30 p.m. At 3.30 p.m. he is due to visit the city's "Regina Pacis" Centre, then make a courtesy visit to the Jordanian monarchs at the al-Husseinye royal palace. On the morning of Saturday 9 May he will visit the Memorial of Moses on Mount Nebo, and bless the cornerstone of the Patriarchate of Jerusalem's Madaba University. Having visited the Hashemite Museum and the Mosque of al-Hussein bin Talal in Amman, he will meet with Muslim religious leaders, the diplomatic corps and rectors of Jordanian universities. Later that day he will preside at the celebration of Vespers with priests, religious, seminarians and ecclesial movements in the Greek-Melkite cathedral of St. George in Amman. On the morning of Sunday 10 May the Holy Father will celebrate Mass and pray the Regina Coeli at the international stadium in Amman. That afternoon he is scheduled to visit Bethany Beyond the Jordan, site of the Lord's Baptism, where he will bless the cornerstones of the Latin and Greek-Melkite churches. On Monday 11 May, having celebrated Mass in private at the apostolic nunciature in Amman, he will travel by plane to Tel Aviv, Israel, where the welcome ceremony is due to take place at 11 a.m. in the city's Ben Gurion airport. That afternoon he will make a courtesy visit to the president of Israel at the presidential palace in Jerusalem. Subsequently he will visit the Yad Vashem Memorial and hold a meeting with organizations for inter-religious dialogue. On Tuesday 12 May he will visit the Dome of the Rock on Temple Mount in Jerusalem and meet the Grand Mufti. He will also visit the Western Wall and meet with the two Chief Rabbis of Israel at the Hechal Shlomo Centre. At midday he is due to pray the Regina Coeli with ordinaries of the Holy Land in the Cenacle of Jerusalem and to make a brief visit to the co-cathedral of the Latins. That afternoon he will celebrate Mass in the Valley of Josaphat. At 9 a.m. on Wednesday 13 May the Holy Father will deliver an address on the square in front of the presidential palace in Bethlehem then celebrate Mass in Manger Square at 10 a.m. At 12.30 p.m. he will lunch with the ordinaries of the Holy Land, the Franciscan community and the papal entourage at the Casa Nova monastery in Bethlehem. That afternoon, following a private visit at 3.30 p.m. to the Grotto of the Nativity, Benedict XVI will travel to the Caritas Baby Hospital and, shortly thereafter, to the Aida Refugee Camp, where he will deliver an address. At 6 p.m. he will make a courtesy visit to the president of the Palestine National Authority in the presidential palace of Bethlehem, after which the departure ceremony will take place on the square in front of the palace. At 10 a.m. on Thursday 14 May the Pope will celebrate Mass on the Mount of Precipice in Nazareth. At 3.50 p.m. he will meet the Israeli prime minister in the city's Franciscan convent, and at 4.30 p.m. greet religious leaders of Galilee in the auditorium of the Basilica of the Annunciation, where he will pronounce an address. Later he will travel to the Grotto of the Annunciation where at 5.30 p.m. he will preside at Vespers with bishops, priests, religious, ecclesial movements and pastoral workers. On Friday 15 May the Pope will celebrate an early private Mass in the chapel of the apostolic delegation to Jerusalem, then attend an ecumenical meeting at the Greek Orthodox Patriarchate. After this he will visit the Holy Sepulchre and the Armenian patriarchal church of St. James in Jerusalem. Following the departure ceremony at Ben Gurion international airport in Tel Aviv, the papal plane is due to take off at 2 p.m. bound for Rome where it is expected to land at Ciampino airport at 4.50 p.m. Roman time. OP/PROGRAMME PAPAL TRIP/HOLY LAND VIS 090326 (720)
Aider les Chrétiens de Gaza avec la Custodie et le Patriarcat Latin
Suite à l’article "Prière oecuménique pour la Justice et la Paix à Gaza", plusieurs personnes ont désiré pourvoir lire dans son intégralité le témoignage du père Manuel Mussalam. Nous sommes dorénavant en mesure de le publier ici. http://www.custodia.org/spip.php?article4882&lang=fr Par ailleurs, la Custodie de Terre Sainte en collaboration avec le Patriarcat Latin de Jérusalem lance une campagne de solidarité en faveur des chrétiens de Gaza et de leurs oeuvres caritatives. Vous pouvez contribuer à cette campagne en vous connectant sur le site internet de l’ONG de la Custodie ATS (Association Terre Sainte) en faisant un don en ligne. Cliquez ici. http://www.ats.custodia.org/fr/home.php La communauté chrétienne de Gaza compte environ 2500 membres. Alors que la plupart des religieux et religieuses qui vivent habituellement leur apostolat à Gaza sont étrangers au pays, presque tous ont choisi de rester. La supérieur des soeurs de Mère Teresa a encouragé ses soeurs par ses mots: "Occupez-vous des pauvres, le Seigneur s’occupera de vous." Aidons le Seigneur à aider les pauvres.
Le nouveau Patriarche de Jérusalem Sa Béatitude Fouad Twal célèbre sa première Messe au Saint-Sépulcre 23 juin 2008
Lundi 23 juin, le lendemain de sa première entrée solennelle au Saint-Sépulcre, Sa Béatitude le Patriarche Fouad Twal préside sa première Messe pontificale devant le Tombeau du Christ. Comme la veille, une majestueuse procession l'a escorté jusqu'en sa cathédrale. Concélébraient avec le Patriarche, outre une bonne centaine de prêtres, Mgr Antonio Franco, nonce et délégué apostolique, le R.P. Pizzaballa, custode de Terre Sainte, les Evêques auxiliaires du Patriarcat latin Mgr Salim Sayegh (vicaire pour la Jordanie), Mgr G.-Boulos Marcuzzo (vicaire pour Israël) et Mgr Kamal Bathish (émérite), mais également le Père Abbé bénédictin Benedikt Lindemann, Mgr Camillo Ballin, vicaire apostolique au Koweït et président de la Conférence des évêques latins dans les régions arabes, Mgr Francesco Cacucci, archevêque de Bari, et Mgr Luciano Monari, évêque de Brescia. Assistait à l'Eucharistie Son Eminence le Cardinal Foley, Grand-Maître de l'Ordre du Saint-Sépulcre. Comme la veille, une belle délégation de chevaliers et dames de différentes lieutenances du monde étaient présente. Plusieurs responsables religieux d'autres Eglises de Jérusalem et d'autres rites catholiques étaient également présents. Parmi eux l'Archevêque Aris, arménien orthodoxe, l'Archimandrite Ethidoros, grec orthodoxe, Mgr Boutros Melki, syro-catholique, l'Archimandrite grec melkite catholique Joseph Saghbini, l'Exarque patriarcal chaldéen-catholique Paul Collin, l'Evêque anglican Suheil Diwani, le Propst luthérien Uwe Gräbe. L'assistance était composée de nombreux fidèles, religieux et religieuses. Le Patriarche Fouad Twal a ouvert son homélie par le verset du Psaume 57 qu'il a choisi pour devise de son ministère patriarcal : "Mon coeur est prêt - Paratum cor meum". Il a rappelé la si belle vocation des chrétiens de Terre Sainte, associés au Christ souffrant et ressuscitant : "Nous sommes les enfants de cette terre, nous sommes les enfants du chemin de croix et du Golgotha, mais nous sommes en même temps les enfants de la lumière, de la joie et de la résurrection." Dans une prière personnelle poignante de confiance et d'humilité, le Patriarche Fouad a ensuite repris à son compte la protestation d'amour de Simon-Pierre au Christ ressuscité : "Mon Dieu, Tu sais tout, Tu sais que je T’aime malgré ma pauvreté (cf. Jn 21, 17)." Conscient de sa pauvreté, il a déclaré vouloir s'appuyer sur la Miséricorde divine, sur le soutien et le conseil de ses collaborateurs, en particulier ses frères dans l'épiscopat, et sur la prière de tous. Il a conclu en évoquant le grand commandement de l'Amour et la béatitude adressée par Jésus aux artisans de paix : "Donne-nous de ne pas oublier de vivre tout au long de notre vie ce que Tu nous a recommandé : "Aimez-vous les uns les autres" (Jn 15, 9) et "Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu" (Mt 5, 9)." Le nouveau Patriarche latin de Jérusalem a été chaleureusement ovationné au moment de rentrer dans la sacristie des franciscains, et au sortir de la cathédrale où un fidèle, dominant les youyous des femmes, a crié a plusieurs reprises en italo-arabe : "Viva il Patriarch!" source: LPG.org
Entrée solennelle du cardinal Foley au Saint-Sépulcre ROME, Lundi 14 janvier 2008 (ZENIT.org) - Le cardinal John Foley, nommé par Benoît XVI Grand Maître de l'Ordre Équestre des Chevaliers du Saint-Sépulcre, a fait son entrée solennelle, lundi 7 janvier 2008, au Saint-Sépulcre, justement appelé par les Orientaux « basilique de la Résurrection ». Comme l'indique le site Internet des Franciscains de la Custodie de Terre Sainte, les frères franciscains, gardiens des Lieux Saints, sont allés chercher le cardinal Foley en procession au Patriarcat latin. Signe de fraternité œcuménique, le Grand Maître était entouré des pasteurs catholiques de Terre Sainte mais aussi de représentants des Églises orthodoxes en ce jour de leur Noël, et des Chevaliers de l'Ordre. Le cardinal a été accueilli par le Custode de Terre Sainte, Pierbattista Pizzaballa, devant la fameuse « pierre de l'Onction ». L'usage, précise la même source, veut que tout cardinal puisse demander à faire une entrée solennelle au Saint-Sépulcre, et a fortiori le Grand Maître de l'Ordre des Chevaliers. Le Custode de Terre Sainte a été le seul, pendant des siècles, rappelle le site, à être en droit d'adouber les Chevaliers : la faculté en fut donnée au Custode par une bulle du pape de 1496 à 1847. Mais depuis 1847 ce rôle revient au patriarche de Jérusalem, le plus souvent au patriarcat, et, depuis 1932, il peut déléguer cette fonction à un autre cardinal dans le monde. Le cardinal Foley a été ensuite accueilli par le patriarche de Terre Sainte, Mgr Michel Sabbah, devant le tombeau du Christ (dont l'authenticité est attestée par les meilleurs archéologues). Le cardinal Foley l'a remercié, ainsi que les représentants des Églises orientales présentes, en leur souhaitant en grec un joyeux Noël. Le lendemain matin, le cardinal Foley est revenu au Saint-Sépulcre, pour la messe chantée de 6 h 30, célébrée à l'intention des Chevaliers et Dames du monde entier. Dans son homélie, toujours selon la même source, le cardinal Foley leur a souhaité de « grandir dans la foi et la sainteté mais aussi en nombre », de façon à « être plus nombreux à diffuser le message de la Terre Sainte et à tenir au courant le monde de la situation des chrétiens du pays ». Le cardinal Foley a également remercié les Franciscains pour leur apostolat notamment dans les Lieux Saints et spécialement au Saint Sépulcre, les invitant à repousser « la tentation de la routine » : « Vous avez une vocation !», a-t-il dit d'une voix forte. A l'occasion du pèlerinage du Grand Maître de l'Ordre Equestre du Saint Sépulcre, et grâce au travail du frère Michele Piccirillo, la Custodie de Terre Sainte vient d'éditer le registre de tous les adoubements de 1561 à 1847, avec les fac-similés de chaque page des archives franciscaines et leur transcription en caractère d'imprimerie. ROME, Lundi 14 janvier 2008 (ZENIT.org)
Message de Noël 2007 de Monseigneur Sabah 19 décembre 2007 Bonne et sainte fête de Noël 1. « La grâce et l’amour de Dieu sont apparues aux hommes » (Tite 3,4). Nous célébrons Noël dans la joie, fondée sur notre espérance de voir des jours meilleurs, par la grâce de Dieu, par notre contribution à la paix et par notre partage de tous les sacrifices qu’elle exige. C’est pourquoi, à l’occasion de Noël, nous renouvelons notre foi en Celui en qui nous avons cru, le Verbe de Dieu fait homme, Jésus né à Bethléem, Prince de la paix, et Sauveur de l’humanité. Il s’est fait homme, afin de nous ramener à Dieu notre Créateur, afin de savoir que nous ne sommes pas seuls, que nous ne sommes pas abandonnés à nous-mêmes face aux défis multiples de cette Terre Sainte. Dieu est avec nous : c’est pourquoi, notre espérance reste vivante en nous, au milieu de toutes les difficultés quotidiennes, sous l’occupation et dans l’insécurité et les privations qui en proviennent. Dieu est avec nous, afin de nous rappeler que le commandement de l’amour qui nous fut donné par Jésus, né à Bethléem, reste valide pour nos jours difficiles aujourd’hui encore: notre amour les uns pour les autres et pour tous et toutes. Un amour qui consiste à voir le visage de Dieu en toute personne humaine, de toute religion et de toute nationalité ; un amour qui est la capacité de pardonner en même temps que le courage de demander tous nos droits, surtout ceux qui sont donnés par Dieu à la personne et à toute la communauté, tels le don de la vie, de la dignité, de la liberté et de la terre. Un amour qui consiste à porter les soucis de tous, et qui est don et partage avec tous ceux et celles qui souffrent de privations et de pauvreté, afin que la vie, don de Dieu à nous tous pareillement, soit une vie pleinement vécue, la « vie abondante » que Jésus est venue nous donner. 2. Nous célébrons Noël cette année encore alors que nous sommes toujours en quête d’une paix qui semble impossible. Nous croyons cependant que la paix est possible. Palestiniens et Israéliens sont capables de vivre ensemble en paix, chacun dans son territoire, chacun jouissant de sa sécurité, de sa dignité et de ses droits. Mais pour arriver à la paix, il faut croire aussi que Israéliens et Palestiniens sont égaux en tout, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs et qu’il faut enfin prendre les voies de Dieu, qui ne sont pas les voies de la violence que ce soit de l’Etat ou de l’extrémisme. Toute la région, à cause du conflit dans la Terre Sainte, est en trouble. Au Liban, en Iraq, comme ici, il semble que les forces du mal soient déchaînées et décidées à poursuivre leur marche dans les voies de la mort, de l’exclusion, et de la domination. Malgré tout cela, nous croyons que Dieu ne nous a pas abandonnés à toutes ces forces du mal : tout cela est un appel à tout homme et femme de bonne volonté à rentrer dans les voies de Dieu afin d’établir le règne du bien parmi les hommes, le sens et le respect de toute personne humaine. Nous croyons que Dieu est bon. Il est notre Créateur et notre Sauveur et il a mis sa bonté dans le cœur de toute personne humaine. Tous sont donc capables d’oeuvrer pour le bien et la paix dans la terre. Un nouvel effort de paix a été commencé en ces dernières semaines. Pour qu’il réussisse, il faut qu’il y ait une volonté décidée de faire la paix. Jusques maintenant, il n’y a pas eu de paix, simplement par manque de volonté de la faire : « Ils disent paix, paix alors qu’il n’y a point de paix » (Jer 6,14). Le fort, qui a tout en main, celui qui impose l’occupation à l’autre partie, a l’obligation de voir ce qui est juste pour tous et d’avoir le courage de l’accomplir. « O Dieu, donne au roi ton jugement », accorde ta justice à nos gouvernants afin qu’ils gouvernent ton peuple avec rectitude (cf Ps 71). 3. En ces jours, certains ont parlé de la création d’Etats religieux dans cette terre. Dans la terre, sainte pour les trois religions et pour les deux peuples, des Etats religieux ne peuvent pas s’établir, car un Etat religieux exclurait ou mettrait en conditions d’infériorité les autres croyants des autres religions. Tout Etat qui exclue l’autre ou discrimine contre lui ne convient pas à la terre faite par Dieu sainte pour toute l’humanité. Les chefs religieux et politiques doivent commencer par comprendre la vocation universelle de cette terre, dans laquelle Dieu nous a rassemblés au cours de l’histoire. Ils doivent savoir que la sainteté de cette terre consiste non dans l’exclusion de l’une ou l’autre des religions, mais dans la capacité de chaque religion, avec toutes les différences, d’accueillir, de respecter et d’aimer tous ceux qui habitent cette terre. La sainteté et la vocation universelle de cette terre exige aussi le devoir d’y accueillir les pèlerins du monde, ceux qui viennent pour une brève visite, et ceux qui viennent pour y résider, pour la prière, l’étude ou le ministère religieux dû à tout fidèle de toute religion. Depuis des années, nous ne cessons de souffrir d’un problème jamais résolu, celui des visas d’entrée dans le pays pour les prêtres, les religieux et les religieuses, qui ont, de par leur foi, dans cette terre, des obligations et des droits. Tout Etat dans ce pays n’est pas un Etat comme les autres, car il a des devoirs particuliers provenant de la sainteté de cette terre et de sa vocation universelle. Un Etat dans cette terre doit comprendre que la terre leur est confiée pour en respecter et promouvoir sa vocation universelle et avoir donc la capacité d’accueil correspondante. 4. Je demande à Dieu, que la grâce de Noël, du Dieu présent avec nous, puisse illuminer tous les gouvernants de cette terre. Pour tous nos fidèles, dans toutes les parties de notre diocèse, que Noël soit une grâce qui renouvelle leur foi et les aide à la mieux vivre et à mieux vivre toutes leurs obligations dans leurs sociétés. Joyeuse et sainte fête de Noël à tous. † Michel Sabbah
Le Sanctuaire de Notre Dame La Vierge Marie, la Reine de Palestine et de Terre Sainte Le Monastère de Rafat 9 avril 2006
Ce lieu se trouve à 35 km de Jérusalem a mi-chemin sur la route de Tel Aviv et près de Beit Shemesh. Par ailleurs, à proximité de cet endroit on trouve un village cooperative appelé “ Sura’a”. Ce nom est cité dans la Bible comme le lieu de naissance de Samson Agonistas. Non loin de là , se trouve le monastère de Latroun où les moines “Trapistes” vivent et le monastère de Beit Jamal des Pères Salisians ou ermites religieux (connus comme les moines et soeurs de Bethléem) habitent. Dans la même région, on trouve le monastère des moines “Bénédictins” qui est situé à Abou Ghosh. Selon la tradition biblique, le monastère d’Abou Ghosh est un des trois sites où Jésus a rencontré les deux disciples d’Amwas le dimanche suivant la résurrection. Les deux autres sites sont: Amwas près de Latroun , et le monastère des Franciscains dans le village de Qbeibeh près de Ramallah. En 1927, et au sein de la situation difficile en terre sainte à l’époque, le Patriarche Barlassina a construit ce sanctuaire et a commandé une fête spéciale pour elle. Cette fête est connue” la fête de la Reine de Palestine” afin que la Vierge protège sa patrie terrestre. Il a été décidé que cette fête serait célébrée le dimanche suivant le 25 Octobre de chaque année. En 1933 le” Saint Siège” a décidé que cette fête serait telle “une invocation de la Vierge protégeant la terre où elle était née. À l’époque, le Patriarche Barlassina a construit l’église qui portait le nom " la Reine de Palestine". Il a demandé à l’aide de l’ingénieur (le père Bénédictin) Mauricio Gissar. Le Patriarche lui a commandé le plan du projet du monastère d’une part et de l’église d’autre part. Sur ce plan, l’église apparaît au centre de plusieures constructions comportants une école, un orphelinat et un monastère. Sur la façade il est écrit en Latin: “ Reginae Palestinae” ce qui signifie “ à la Reine de Palestine”. Le visiteur peut de loin distinguer la statue de la Vierge avec les bras ouverts et bénissant sa patrie terrestre. Le Patriarche voulait décorer le plafond et les murs de l’église avec les mots” Ave Maria” dans un maximum de langues. En outre, il demandait l’adoption officielle de cette traduction par tous les évêques du monde. Dans ce projet, le Patriarche voulait honorer “ la Reine du Monde” et “ la fille la plus illuminée de l’Eglise”. Le Patriarche en a reçu 404 traductions et en a choisi 280 pour décorer les murs de l’église. L’artiste Mubarak Sa’ad , un citoyen de Jérusalem a dessiné des anges portent ces mots écrits sur drapeaux différents. Les textes complets de la prière ont été imprimés dans un livre séparé et unique à Milan par les “ Chevaliers du Saint Sépulcre. Une peinture a l’huile originale et merveilleuse de la Reine de Palestine en mesurant 4x 3.5 m est pendue a gauche de l’autel principal. Jusqu’à maintenant il y a des milliers des petits exemplaires de cette peinture dans laquelle la prière de la Vierge apparaît en second plan. Dans la grande peinture la Vierge apparaît et entourée par les anges étendant ses bras et bénissant Palestine et la terre sainte. On voit deux anges offrant à elle deux médailles royales: la couronne, le chapelet, et le sceptre de rois. Sous ses pieds apparaissent la méditerrané, la ville d’Haïfa et Jérusalem entourée par une chaîne de montagnes. D`ailleurs, le visage de la Vierge apparaît avec ses regards affectueux en même temps étendant doucement son bras pour protéger sa terre. Cette peinture a devenue un modèle d’une grande statue de cuivre mesurant 6 m de haut. Le sanctuaire possède actuellement un centre de retraite pour les fidèles et les pèlerins. On y trouve 60 lits dans des chambres pour deux, trois ou cinq personnes. Les “soeurs de Sainte Dorothia des deux cœurs sacrés” dirigent le sanctuaire et l’auberge. Le Monastère de Rafat B.p. 275-99100 Beit Shemesh Tel: 02-9917981 Fax: 02-9919603 Email: fabero@12.net.il
Nouvelles de Jérusalem: Lettre de Soeur Marie Dominique d'ABU DIS 12 février 2007 Chers amis, Je viens vous donner avec plaisir quelques nouvelles de la Maison. Nous avons accueilli de nouveaux résidents au cours du mois de janvier mais nous avons perdu notre doyenne de 98 ans. Ils sont actuellement 47. Nous avons la chance d’avoir une bonne équipe de bénévoles, composée d’anciens et de nouveaux pour les animer. Avant-hier nous avons également accueilli un jeune diacre français qui fait ses études à l’I.E.T. de Bruxelles et qui sera ordonné prêtre cette année pour le diocèse du Mans en France. Il vient pour un semestre d’étude à l’École biblique et nous l’hébergerons moyennant une participation financière. Caritas Jérusalem nous a demandé si nous pouvions prendre pour un mois une jeune fille très pauvre de Bethléem en la faisant travailler bénévolement et nous avons accepté. C’est Caritas qui lui donnera son argent de poche. Cela veut dire aussi que toutes les chambres des différents quartiers sont occupées et nous apprécions vraiment la maison dans le jardin que vous nous avez permis de rendre habitable. Elle nous est aujourd’hui très utile. Cette ouverture aux bénévoles, aux hôtes de passage et à ceux qui fréquentent régulièrement la maison est notre force et notre joie car nous composons tous ensemble au service de la vie de ces personnes âgées que nous accompagnons et qui sont si heureuses de voir passer finalement beaucoup de monde. Ce qui se vit à l’intérieur de la maison contraste avec notre environnement extérieur dans ce quartier qui semble sans vie depuis que le mur a été construit. Hier, dimanche 11 février, en la journée mondiale du malade, nous sommes allés à Taybeh avec 35 de nos personnes âgées pour rejoindre les malades du diocèse rassemblés à cette occasion. Nous avons affrété un car de Nazareth équipé d’un élévateur ce qui nous a permis d’emmener les personnes les plus handicapées. Nous étions 25 pour les accompagner. Certaines d’entre elles n’étaient pas sorties depuis 4 ans. On a vécu des moments particulièrement émouvants avec quatre personnes âgées originaires des Territoires et dont les familles sont venues les rejoindre à Taybeh. Ce fut un temps de retrouvailles car les familles ne les avaient pas vus depuis bien longtemps à cause du mur. Ainsi Marie A., tétraplégique, a eu la joie de revoir son mari qu’elle n’avait pas vu depuis deux ans ainsi que son fils Georges qui ne peut venir qu’à l’occasion des grandes fêtes, période où l’administration israélienne délivre des laissez-passer . Après la messe, nous avons rejoint la Maison des personnes âgées de Beitafram où travaillent trois de nos sœurs. Après le repas, les jeunes de la chorale animée par une sœur du Rosaire ainsi que les nombreuses novices de la Congrégation des sœurs du Rosaire sont venus distraire nos personnes âgées; ainsi jeunes et vieux tous ensemble se sont réjouis en chantant et en dansant . Nous avons repris le car vers 15H30, tout remplis d’une joie immense. Nos bons anges gardiens nous avaient aussi ouvert le chemin aussi bien à l’aller qu’au retour malgré une forte mobilisation de l’armée et de la police, intensifiée ces derniers jours à cause des travaux entrepris sous l’esplanade des mosquées. Ce matin nous sommes allées porter des oeufs à Ste Claire en signe de reconnaissance pour le soleil et le ciel d’azur d’hier après une semaine très pluvieuse et venteuse. Je suis très heureuse aujourd’hui de partager avec vous ces instants de vrai bonheur vécus hier. Aux côtés des âgés et des souffrants, on découvre de l’intérieur ce chemin des Béatitudes qui est vraiment chemin de vie et d’espérance pour ceux qui acceptent de se laisser désapproprier par la vieillesse et la maladie et qui sèment autour d’eux cette joie que nul ne pourra jamais leur ravir. Oui, le chemin des larmes est un chemin d’amour qui conduit à la joie. Nous en sommes témoins dans cette maison sur laquelle vous veillez si bien, restant attentifs à tous nos besoins. Nous voulons vous le redire aujourd’hui. Nous tenons également à vous remercier pour votre donation de 5.000 euros qui nous aidera à financer l’installation de l’ascenseur. Nous commencerons certainement les travaux dès mon retour de France prévu le 8 mars. Les charges restent élevées surtout en cette période de l’hiver avec les factures en mazout qui reviennent chaque trois semaines environ, soit 4000 euros pour chaque remplissage de la cuve mais heureusement il y a une augmentation des recettes grâce à l’accueil des personnes de Jérusalem bénéficiant de l’assurance vieillesse et qui peuvent ainsi régler régulièrement leurs frais de séjour. Néanmoins, il nous faut toujours compter sur la Providence puisque le total des pensions perçues couvre uniquement les salaires de notre personnel. Nous devons renouveler aussi les matelas anti-escarres surtout les matelas à eau. Les dernières donations privées nous permettront d’en acheter cinq prochainement. Nous essayons ainsi d’améliorer progressivement le bien être de nos résidents en privilégiant bien sûr ce qui est le plus nécessaire. Mes sœurs et les personnes âgées du home se joignent à moi pour vous exprimer à nouveau toute notre reconnaissance. Nos pensées et nos prières vous rejoindront. Que le Seigneur vous donne le pain quotidien de sa Paix, de sa Joie, de sa Force pour vous soutenir dans cette belle œuvre de miséricorde que vous réalisez pour les chrétiens de la Terre sainte. Avec toutes nos amitiés Sr Marie Dominique, fndd
Lettre de Soeur Joséphine de la maison d'enfants à Bethanie 17 Août 2006 Message de (Maison d’enfants à Béthanie) Merci, chères Dames et Chevaliers, de tant de fidélité à notre égard ! Vos gestes si fraternels nous transmettent le courage de continuer le chemin entrepris, parfois pénible, pour chercher à transformer la haine en amour et la violence en paix. Humainement, cela est impossible, mais avec l’aide de Dieu le mur infranchissable des désaccords peut être franchi par l’amour. Nous voulons former nos enfants au culte de l’amour, pour qu’ils deviennent des instruments de paix dans un pays dévasté par la violence. La situation politique déjà tendue a débouché sur une guerre meurtrière dont nous sentons les conséquences. Tout cela peut nous décourager, mais nous continuons sereinement à préparer l’année scolaire, sûres que Dieu est à nos côtés et vous aussi. Les défis que nous avons à affronter sont nombreux : sécurité, scolarité, subsistance, personnel qualifié… Nous n’avons pas à établir un budget préventif qui nous donne la sécurité pour nous mettre en marche, mais comme toujours, nous marchons aux signes de la Providence. Malheureusement, à présent, en terre Sainte, tout est incertain. Nous vivons dans une insécurité permanente à vue humaine, mais dans l’optique de dieu, nous restons bien gardées dans son amour et dans l’amour de tant de personnes comme vous qui aiment Béthanie avec tendresse. En cette ambiance de prière, où j’ai la joie de vous rencontrer, je me sens partie vivante. Sœur Joséphine, le 26 juillet 2006
MESSAGE DU PATRIARCHE LATIN DE JERUSALEM : PRIONS POUR LA PAIX ET LA JUSTICE 3 Août 2006 « En sa personne, il a tué la haine. Il est venu proclamer la paix pour ceux qui sont loin et pour ceux qui sont proches » (Eph 2.17). Nous commençons en ce jour la période traditionnelle de prière et de jeûne qui précède la fête de l’Assomption. Notre jeûne et notre prière seront pour la paix, pour la fin des hostilités à Gaza et au Sud Liban. Nous prions pour toutes les parties, Palestiniens, Israéliens et Libanais, afin que tous pussent jouir de la paix et de la sécurité. Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza et au Sud Liban est simplement inhumain, quels que soient les raisonnements présentés pour les justifier. La communauté internationale devrait intervenir plus efficacement pour y mettre fin. La prise d’un militaire israélien comme prisonnier à Gaza, et de deux autres au Sud Liban, est certes à condamner. Et nous souhaitons leur retour, sains et saufs, à leurs parents et à leurs bien-aimés. Mais il faut condamner aussi, par le fait même, la prise chaque jour d’un nombre de prisonniers palestiniens par les Israéliens, sans oublier les 10,000 prisonniers palestiniens détenus déjà depuis des années dans les prisons israéliennes. Ceux-ci aussi ont des parents et des bien-aimés qui attendent leur retour. Car la personne humaine est égale en dignité, qu’elle soit israélienne ou palestinienne. La violence est un cycle de mort qu’il faut briser. Et, seul le fort pourra le faire. L’expérience dans ce conflit a montré que la violence n’a fait qu’augmenter la violence et n’a pas conduit à la sécurité voulue et qu’il est inutile de vouloir fonder un ordre ou acquérir une sécurité tant que dure l’oppression d’autrui. La violence ne peut pas et ne doit pas être un moyen de légitime défense. La puissance militaire à elle seule ne protège pas. Les représailles militaires ne font qu’augmenter le refus qui encercle Israël dans la région et ne fait que creuser la haine dans les cœurs et augmenter le refus. L’unique action de défense légitime, qui peut protéger réellement et aura pour conséquence la sécurité voulue, consiste tout simplement à mettre fin à l’injustice initiale, qui est le cœur de ce long conflit, à savoir la question palestinienne : mettre fin à l’occupation militaire israélienne imposée au peuple palestinien depuis des années et leur redonner leur liberté et leur indépendance. Attendre pour cela que toute manifestation de violence palestinienne s’arrête est une attitude irréelle et illogique, car tant que l’oppression dure, l’oppression même fait naître la violence. Frères et sœurs, prions afin que la raison l’emporte sur l’esprit de vengeance. Prions pour que les hommes sachent qu’ils sont capables de vivre ensemble. Prions afin que cessent les actions militaires qui empêchent les chefs et les soldats d’être des personnes humaines et les transforme en tueurs et démolisseurs. Prions pour que Dieu reste présent parmi les hommes et que sa présence rende l’homme plus humain à l’égard de tous ses frères et sœurs, au-delà de toute discrimination religieuse ou nationale. Demandons à la Sainte Vierge d’intercéder pour tous les enfants de son pays, que Dieu a voulu être une terre de Rédemption et de réconciliation pour tous. + Michel Sabbah, Patriarche
Mot d’accueil du Patriarche Michael Sabbah à la messe Pontificale Jérusalem, le 18 Novembre 2005 Excellence Mgr Pietro Sambi, nonce Frères évêques et prêtres Frères et sœurs Nous avons la joie d’accueillir ce soir notre nouvel évêque coadjuteur, S.E. Mons Fouad Twal, fils de ce diocèse, nommé par S.S. le Pape Benoît XVI dans sa sollicitude toute particulière pour ce Patriarcat Latin de Jérusalem, comme il le dit dans la bulle qui sera immédiatement lue avant de continuer notre prière dans cette Eucharistie d’action de grâce. Nous remercions Dieu pour la grâce qu’il a donnée à ce diocèse. Nous remercions le Saint-Père pour sa bienveillance et sa sollicitude à notre égard. Et, dans cet esprit d’action de grâce, nous demandons au Seigneur de combler de sa bénédiction notre nouveau coadjuteur dans la tâche qu’il partagera avec nous pour faire face aux besoins du diocèse, de toute cette Terre Sainte et de toute la région assoiffée de stabilité, de vérité, de justice, de réconciliation et de pardon. Excellence, Mgr Fouad Twal, soyez le bienvenu parmi tous vos frères évêques, prêtres, religieux et religieuses, et fidèles laïcs. Que la Vierge Marie t’accompagne de son intercession et de sa sollicitude maternelle. Amen. Discours de Mgr Fouad Twal lors de la Messe Pontificale Jérusalem, le 19 novembre 2005 Béatitude, Chers frères et sœurs, Avec émotion, un membre du Patriarcat Latin de Jérusalem se trouve de nouveau, après une longue absence, parmi ses frères et sœurs. C’est pour l’Eglise de Jérusalem que j’ai été ordonné, c’est cette même Église que je viens servir aujourd’hui. Le Pape Benoît XVI, avec l’accord de S.B. le Patriarche Michel Sabbah, m’a confié la charge d’Evêque coadjuteur. J’exprime à sa Sainteté ma gratitude, mon adhésion, et à Sa Béatitude ma franche collaboration et ma sincère amitié. A mon confrère le Délégué Apostolique, SE Mgr Pietro Sambi va le beau souvenir de notre travail côte à côte en Amérique Centrale et l’union forte dans la prière. J’avoue que j’ai toujours gardé dans mon cœur, grâce à mes contacts avec la CERLA et mes amitiés avec les Prêtres du Patriarcat, un amour pour cette Église dans laquelle je suis né, ai grandi, et où j’ai reçu ma formation sacerdotale. C’est ici, dans cette co-cathédrale que j’ai été ordonné prêtre. A Ramallah, Irbid et Amman, j’ai fait mes premiers pas dans le service pastoral. Je reviens en tous ces lieux de Jordanie et de Palestine, plein d’espoir. Je porte aussi au fond de moi-même un peu de souci, car je connais la complexité de la situation géopolitique, humaine et religieuse … Si le Bon Dieu nous a choisi pour cette charge, malgré nos limites visibles et invisibles, j’ai l’impression qu’il a envie de travailler seul. Je remercie de leur présence tous les hôtes illustres, politiques, religieux et civils qui sont ici. Leur présence à cette cérémonie annonce pour l’avenir l’espérance d’une collaboration étroite en vue du bien commun de tous, matériel ou spirituel, pour lequel nous désirons travailler. En m’adressant aux fidèles, je pense spécialement aux malades, à ceux qui les soignent et les aident à porter leur croix avec courage et foi, à l’exemple du Seigneur, qui a parcouru les rues de cette ville, en portant sa propre croix. Je pense à toutes les familles, déchirées par la séparation, par la violence ou la peur, confrontées à un présent souvent dramatique, et à un avenir plein d’inconnu. Je pense à ces familles et à tous ces jeunes harcelés par le chômage et obligés souvent de s’expatrier pour chercher du travail. Je peux vous dire que le drame de l’émigration a été au centre du colloque entre le Saint Père et S.M. le Roi de Jordanie, qui a eu lieu le lundi 12, et auquel j’ai eu la joie de participer. J’encourage et je bénis tous les efforts déployés, pour trouver une solution à ce drame, qui n’épargne aucun des États dont le Patriarcat Latin porte le souci et la responsabilité. Nous souhaitons pouvoir entrer en contact avec tous ceux, États ou Organismes, qui pourraient nous apporter leur aide en ce domaine. Que la Vierge Marie, « mater dolorosa « , qui a connu la solitude, l’émigration forcée vers l’Egypte et l’anonymat, nous protège et nous aide, à assimiler nos souffrances à celles de son Fils. Dans notre Patriarcat, aussi bien en Jordanie, qu’en Palestine et en Israël, nos écoles Catholiques ont toujours été au cœur de nos paroisses et la source des vocations sacerdotales ou religieuses. Nombreux sont aussi les Instituts et les Universités dans ces trois pays. Au début de ma mission aux côtés de Sa Béatitude, j’adresse un salut cordial, au monde de l’Education et de la Science, aux professeurs et responsables. Qu’ils soient remerciés pour la formation qu’ils prodiguent, et leur volonté de forger des hommes compétents, pleins de la sagesse de Dieu et prêts à assumer leur responsabilité, dans la construction d’une société où se respire une culture de paix et de dialogue entre les peuples. Je m’adresse volontiers et d’une manière spéciale au clergé du Patriarcat, a la Custodie de la Terre Sainte ,ici présente, depuis 1342, à tous les religieux et religieuses qui se trouvent sur son territoire, à tous les couvents, à toutes les âmes consacrées avec leurs divers charismes. Je tiens à souligner l’importance de leur présence, de leurs activités, de leurs sacrifices et de leurs prières pour la réalisation du Règne de Dieu. C’est une richesse inestimable. Ensemble nous formons une Église, une famille, ensemble nous formons une communauté sacramentelle « Pastores gregis n.47 », ensemble nous portons la responsabilité de la Foi et de la justice dans cette région, ensemble nous partageons les soucis et les joies de cette ville sainte. Je compte beaucoup sur votre aide fraternelle, votre engagement généreux et sur vos prières. Merci d’avance. Mgr. Maroun, désormais évêque de Tunis, a bien fait de choisir le Séminaire de Beit-Jala, comme lieu de son ordination épiscopale. Il souligne ainsi l’importance vitale de cet Institut, qui est guidé désormais par notre cher Mgr. Shomali et son équipe dynamique. C’est à ce séminaire et aux chers Pères du Sacré Cœur de Betharam, que toute une génération des prêtres et tous les évêques du Patriarcat, doivent leur formation humaine et sacerdotale. Que le Seigneur qui voit dans le secret vous récompense aux yeux de tous, et dans le secret de vos cœurs. Je voudrais dire un mot d’estime, d’amitié et de gratitude à tous les prêtres, religieux, curés et vicaires, engagés dans le service pastoral, humble et discret des paroisses de Jordanie, Palestine, Israël et Chypre. Ce sont eux, qui portent le poids du jour, du froid et de la chaleur. Ce sont eux qui sont en contact direct avec les âmes. Leur travail est indispensable, alors même qu’il passe souvent inaperçu. Tout le monde connaît la présence et le beau témoignage en ces lieux de diverses Églises catholiques et communautés ecclésiales. Je suis heureux et honoré de pouvoir travailler avec l’assemble des ordinaires catholiques en Terre Sainte et de profiter de leur expérience et savoir faire. Je suis au courant de l’esprit œcuménique qui nous lie à nos frères orthodoxes et protestants, et de la volonté commune de collaborer. Mes meilleurs souhaits et l’assurance de ma prière, vont a Sa B. le nouveau Patriarche. de Jérusalem. Que la tolérance, le respect réciproque et l’amour fraternel soient le témoignage rendu par notre foi dans l’unique Seigneur. A mes concitoyens arabes musulmans et druzes, en Jordanie, Palestine et Israel, je répète les mots, que le Pape Benoît XVI a prononcé lors de la célébration d’inauguration de son pontificat : « J’exprime ma satisfaction pour le développement du dialogue entre musulmans et chrétiens, tant au niveau local qu’international. Je vous assure que l’Eglise désire continuer a construire des ponts d’amitié, avec les fidèles des toutes les religions, dans le but de rechercher le bien authentique de chaque personne et de la société dans son ensemble. Nos efforts pour nous rencontrer et promouvoir le dialogue, constituent une précieuse contribution pour construire la paix sur des fondements solides. » Je me permets d’adresser finalement un salut au peuple juif. Nous sommes fortement marqués ces temps-ci par la souffrance, la violence et l’absence de paix, mais j’ose dire aussi par l’espérance d’un avenir meilleur. Je fais miennes, les paroles que le Saint Père a adressées aux deux grands rabbins d’Israel, Shlomo Moshe Amar, et Yona Metzge, ainsi qu’a leur suite le 15 septmebre dernier : Nous devons continuer d’insister sur le fait, que les religions et la paix vont de pair, parce que la foi religieuse et sa pratique, ne peuvent pat être séparées de la défense de limage de Dieu, en chaque être humain. » Que le Seigneur Dieu nous comble de ses bénédictions pour un avenir meilleur. En terminant, je ne puis m’empêcher de rêver. Nous sommes ici, à Jérusalem, au carrefour des nations, dans le cœur du Temple des croyants au Dieu unique. L’histoire nous a appris combien la dureté des cœurs mettait en échec la volonté divine de réunir dans la paix, la justice et la prospérité tous les peuples. Mais l’histoire nous apprend aussi que cette bénédiction demeure à tout jamais et s’adresse désormais aux nations de l’univers entier. Un monde nouveau nous a été proposé par celui qui a vécu sur cette terre, Parole du Père, signe de son amour éternel pour les hommes. Ce monde, c’est celui de l’amour, de l’estime et du respect entre tous. Ce monde, c’est très exactement le monde qu’il nous est demandé aujourd’hui de bâtir, afin que Jérusalem soit ce qu’elle doit être en vérité, le lieu du rassemblement pour toujours des hommes de toutes les races et de toutes les cultures de l’univers pour la plus grande gloire de Dieu. Que vienne cette Jérusalem nouvelle que le Seigneur nous demande de construire tous ensemble où il n’y aura plus ni larmes ni deuils, mais seulement l’amour qui doit unir tous les enfants de Dieu. Mgr Fouad Twal Fête du Christ Roi |